Schizophrénie

Qu’est-ce que c’est?

La psychose est une perte de contact avec la réalité soit par le biais d’hallucinations (qui peuvent être auditives, visuelles ou tactiles)  ou par le biais de délires, c’est-à-dire, des fausses croyances qu’on ne peut raisonner (par exemple, être persuadé que l’on est poursuivi par des extraterrestres ou une organisation secrète) .

Une psychose peut être brève (durer moins d’un mois), une micropsychose (durer quelques heures ou jours), toxique (induite par des drogues), ou faire partie d’un trouble sévère et persistant comme la schizophrénie, ou le trouble schizoaffectif.

Dans la schizophrénie, en plus de la psychose qui persiste pour plus d’un mois, on notera une diminution du fonctionnement global depuis au moins six mois.  Il pourra y avoir retrait social, difficultés cognitives, perte d’intérêt et de motivation.  Les pensées et le comportement pourront être désorganisés.

Dans une trouble schizoaffectif, on retrouvera tous les symptômes de la schizophrénie en plus de ceux de la maladie bipolaire (voir la page sur le trouble bipolaire- cliquer ici).

Ce n’est pas :

  • Une paresse ou un défaut moral
  • Une croyance religieuse ou politique marginale

Les traitements?

La schizophrénie nécessite un traitement avec une médication antipsychotique ainsi qu’une psychoéducation par rapport à la maladie et la réhabilitation.

Plusieurs médications antipsychotiques existent et celles-ci peuvent être administrées par la bouche quotidiennement ou par une injection une fois par 2-4 semaines. Sans médication, le taux de rechute de nouvel épisode psychotique est de plus de 70%.

La psychoéducation vise à ce que l’individu comprenne la maladie et puisse déceler les signes avant-coureurs de rechute.

La réhabilitation vise à ramener les fonctions perdues (par exemple : la concentration, la capacité de travailler)  afin d’amener l’individu à redevenir autonome.

Que puis-je faire?

  • Éviter la marijuana et les autres drogues. Elles peuvent empirer de façon drastique le pronostique en produisant des psychoses toxiques.
  • Bien manger et rester actif puisque certaines médications anti-psychotiques peuvent entraîner un gain de poids.
  • Maintenir une routine. S’habiller, sortir, s’activer.  Plus on garde ses fonctions, plus la guérison sera rapide.
  • Réduire les attentes envers soi-même. La schizophrénie engendre des handicaps cognitifs mais aussi socio-affectifs.  Il faut s’investir dans sa réhabilitation et  être indulgent envers soi-même.
  • Consulter votre médecin ou vous adresser au guichet d’accès en santé mentale de votre région.

Les ressources :

Association québécoise des programmes pour premiers épisodes psychotiques

Avant de craquer – Une initiative de la FFAPAMM

CHUM premier épisode – la clinique JAP

REFER-O-SCOPE, l’outil pour observer et agir avant la psychose