Trouble du spectre de l’autisme

Qu’est-ce que c’est?

Le trouble du spectre de l’autisme est le nouveau terme qui englobe les diagnostiques de l’autisme, du syndrome d’Asperger et du trouble envahissant du développement. En effet, on regroupe désormais ces catégories dans un  même trouble puisqu’il s’agit de degrés de difficultés avec les relations sociales et la rigidité des comportements plus ou moins sévères.

Communication et interactions sociales

La personne atteinte aura de la difficulté à décoder et à utiliser la communication, tant verbale que non verbale, afin d’initier ou de maintenir des interactions et des relations sociales. La personne pourra être maladroite dans sa façon d’aborder les autres puisque les règles implicites des interactions sociales ne sont pas acquises instinctivement, l’intérêt pour les autres peut paraître diminué ou absent, et le partage des émotions ou des intérêts ne se fait pas spontanément. Par exemple, l’individu pourrait avoir un contact visuel déficient, des gestes bizarres, une aversion pour tout contact physique, une posture ou une expression faciale inappropriée au contexte. De plus, il peut être difficile pour une personne autiste de comprendre ce qui est sous-entendu dans l’intonation utilisée par son interlocuteur ou dans son haussement de sourcils.

Comportements, activités et intérêts restreints ou répétitifs

Chez certaines personnes autistes, on constate que les intérêts peuvent être restreints, limités ou atypiques quant à l’intensité et au type d’intérêt. On remarque souvent des comportements répétitifs tels qu’une manipulation étrange des objets (les aligner ou les faire tournoyer) ou des mouvements inhabituels du corps (balancement, torsion ou battements de mains).  L’individu insistera sur la routine et la similitude.   En effet, les activités répétitives sont rassurantes en raison de leur caractère familier. Un changement mineur pourra  perturber sérieusement l’individu  en  provoquant une détresse importante et des réactions émotionnelles subites ou démesurées.

Ce n’est pas :

  • Une personne gênée
  • Un trouble de l’attention ou une déficience mentale
  • Une réaction d’opposition à l’autorité

Les traitements?

Plusieurs interventions psychosociales et méthodes éducatives peuvent aider les individus à mieux fonctionner socialement.  Ces méthodes sont généralement intensives (plus de 20 heures semaines), structurées et  impliquent  les parents et la famille.  Elles visent à enseigner la communication (verbale et non verbale), à encourager les comportements appropriés et à réduire les comportements perturbateurs.  Avec ces traitements, les enfants avec un TSA font des gains au niveau de leurs comportements sociaux, leurs  performances scolaires et leurs quotients intellectuels.  Certains réussiront à tant apprendre qu’ils arriveront à fonctionner comme un individu moyen de son âge.

Il n’y a pas de médicament qui traite spécifiquement le TSA. Par contre, il est possible qu’une médication soit proposée pour réduire un ou des symptômes associés tels l’agressivité ou l’anxiété.

Que puis-je faire?

  • M’informer pour mieux comprendre et ainsi développer une patience envers des comportements difficiles;
  • Éduquer l’environnement de la personne concernée (tels le milieu de garde ou l’école);
  • Réaliser que ce n’est pas parce qu’un individu avec TSA n’entre pas en relation que celui-ci n’y est pas intéressé : il se peut qu’il ait peur ou soit démuni sur la façon d’y arriver;
  • Ne pas parler de la personne TSA comme si elle n’était pas dans la pièce, même si elle ne parle pas. En effet, elle absorbe tout;
  • Trouver des façons nouvelles d’entrer en relation : par discussion intellectuelle ou par jeu symbolique; et
  • Tenter de prévoir ce qui peut provoquer une crise et modifier l’environnement en conséquence.

Les ressources :

Autism speaks Canada

Fédération québécoise de l’autisme

National Institute of mental health – Autism spectrum disorder


AUTISME

Réaction face à l’étude québécoise portant sur la prise d’antidépresseurs durant la grossesse et le risque que le bébé soit atteint d’autisme.  Des réponses autant pour les patientes que pour les cliniciens.

Lettre conjointe Association des obstétriciens et gynécologues du Québec « AOGQ » – AMPQ

Informations pour les patientes

Informations pour les cliniciens

Guide NICE grand public : prise en charge de l’autisme chez l’enfant et adolescent traduit et contextualisé au Québec cliquez ici pour prendre connaissance du document

Guide NICE pour tous les cliniciens : prise en charge et soutien de l’autisme chez l’enfant et l’adolescent et contextualisé au Québec cliquez ici pour prendre connaissance du document